lundi, décembre 12, 2011

Rêves violets dans les choux...

Un choux en décembre, une belle plante décorative, ne trouvez vous pas? Un choux bien tendre, un mot qui finit en ou, comme un mot doux, amusant n'est ce pas?
Bonne et douce soirée mes si chères Amies. Voyons si quelque poète de talent s'est penché sur ce légume aux vertus si utiles.
Choux ornementaux (Brassica oleracea L. var. tricolor Hort)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Brassica_oleracea

Albert SAMAIN (1858-1900)


Les longues nuits demain remplaceront, lugubres,
Les limpides matins, les matins frais et fous,
Pleins de papillons blancs chavirant dans les choux
Et de voix sonnant clair dans les brises salubres.


Paul VERLAINE (1844-1896)


L'auberge

Murs blancs, toit rouge, c'est l'Auberge fraîche au bord
Du grand chemin poudreux où le pied brûle et saigne,
L'Auberge gaie avec le Bonheur pour enseigne.
Vin bleu, pain tendre, et pas besoin de passe-port.

Ici l'on fume, ici l'on chante, ici l'on dort.
L'hôte est un vieux soldat, et l'hôtesse, qui peigne
Et lave dix marmots roses et pleins de teigne,
Parle d'amour, de joie et d'aise, et n'a pas tort !

La salle au noir plafond de poutres, aux images
Violentes, Maleck Adel et les Rois Mages,
Vous accueille d'un bon parfum de soupe aux choux.

Entendez-vous ? C'est la marmite qu'accompagne
L'horloge du tic-tac allègre de son pouls.
Et la fenêtre s'ouvre au loin sur la campagne.


Bonne soirée mes si douces Amies, Faites de beaux rêves violets dans les choux de la grande plaine verdoyante. Est ce celle de Phtie? Est ce celle qui précède les champs Élyséens? Je l'ignore. Les sons s'estompent lorsqu'on la foule avec des pieds légers, des pieds dansants. Et déjà les trompettes, les doux carillons, les cymbales...au délà, Est ce le Royaume des Cieux?

Cool, je blague, je blague.
Bises Ivano

ou bien bisous, bisous....

mardi, novembre 22, 2011

Il faut au lis de l'amour L'eau des yeux pour vivre un jour Sur la terre.

Bonjour, bonjour mes si cher(e)s Ami(e)s, Bonjour paisible sous les douceurs de novembre, bonjour sur les tapis de feuilles mortes, ...oh surprise, une petite violette. Bonjour, bonjour, ne savez vous point charmante petite fleur que nous allons vers les froidures de l'hiver?
Violettes en novembre, lumières venues des cieux en décembre. Je blague, je blague.
Excellente journée à Vous, mes si cher(e)s Ami(e)s. A bientôt pour de nouvelles photos.
Ivano



Albert SAMAIN (1858-1900)

Chanson violette

Et ce soir-là, je ne sais,
Ma douce, à quoi tu pensais,
Toute triste,
Et voilée en ta pâleur,
Au bord de l'étang couleur
D'améthyste.

Tes yeux ne me voyaient point ;
Ils étaient enfuis loin, loin
De la terre ;
Et je sentais, malgré toi,
Que tu marchais près de moi,
Solitaire.

Le bois était triste aussi,
Et du feuillage obscurci,
Goutte à goutte,
La tristesse de la nuit,
Dans nos coeurs noyés d'ennui,
Tombait toute...

Dans la brume un cor sonna ;
Ton âme alors frissonna,
Et, sans crise,
Ton coeur défaillit, mourant,
Comme un flacon odorant
Qui se brise.

Et, lentement, de tes yeux
De grands pleurs silencieux,
Taciturnes,
Tombèrent comme le flot
Qui tombe, éternel sanglot,
Dans les urnes.

Nous revînmes à pas lents.
Les crapauds chantaient, dolents,
Sous l'eau morte ;
Et j'avais le coeur en deuil
En t'embrassant sur le seuil
De ta porte.

Depuis, je n'ai point cherché
Le secret encor caché
De ta peine...
Il est des soirs de rancoeur
Où la fontaine du coeur
Est si pleine !

Fleur sauvage entre les fleurs,
Va, garde au fond de tes pleurs
Ton mystère ;
Il faut au lis de l'amour
L'eau des yeux pour vivre un jour
Sur la terre.
  

C'est la grande paix du matin.

Bonjour, bonjour, bonjour la Vie. Les petits oiseaux des champs chantent gaiement devant ma fenêtre. Ils n'ont point attendu le lever du jour pour s’enthousiasmer pour ce merveilleux jour nouveau. Ils chantent le paradis du Royaume des Cieux. Les lourds nuages de pluies et de noirs orages se sont dissipés. l'air est frais. Un bon café bien chaud fume dans sa tasse. Tout est si calme. C'est la grande paix du matin.
Excellente journée à Vous.
Ivano


Sisteron, la porte entre la Provence et le Dauphiné

Bonsoir mes si chères et si douces Amies. Ah combien ces charmants babillages sur face book me manquent parfois. Ma Copine dans l'Invisible a fait en sorte que je m'éloigne un peu, allez savoir pourquoi, c'est ma Copine capable de traverser les murs, alors autant ...bon, bon, c'est ma Copine, mais...faut que je fasse attention aux mots que j'utilise. Elle a de l'humour mais ...on doit pas toujours avoir le même.
Une vue de Sisteron, la porte entre la Provence et le Dauphiné, une roche médiane qui s'argente à l'Ubac comme disait Paul Arène. Vous savez combien j'aime les promenades avec mon chien le long des rives de la Durance, si peuplées en oiseaux aux grands plumages, aux longs becs, des migrateurs venus de loin.
Ils m'ont fait rire ce jour là. Un vol de splendides hérons aux longs cous, bien gras. ils m'ont fait rire car je me disais, ce sont des descendants des dinosaures. Notre crise de la dette, 2012, l'apocalypse, ils en ont rien à foutre. Leurs ancêtres ont survécu à la grande météorite du golfe du Mexique, 65 millions d'années plus tôt, ils savent survivre et même fort bien vivre le long de cette Durance aux eaux froides.

Bonne soirée mes si superbes Amies. Bises aux survivantes. Bises aux pleines de foi et d'espérance. Bisou à ma Copine dans l'Invisible.
Ivano


Paul ARÈNE (1843-1896)

Mobilier scolaire


L'école était charmante au temps des hannetons,

Quand, par la vitre ouverte aux brises printanières,
Pénétraient, nous parlant d'écoles buissonnières
Et mettant la folie en nos jeunes cerveaux,
Des cris d'oiseaux dans les senteurs des foins nouveaux ;
Alors, pour laid qu'il fût, certes ! il savait nous plaire
Notre cher mobilier si pauvrement scolaire.
A grands coups de canif, travaillant au travers
Du vieux bois poussiéreux et tout rongé des vers,
Nous creusions en tous sens des cavernes suspectes,
Où logeaient, surveillés par nous, des tas d'insectes :
Le noir rhinocéros, qui porte des fardeaux,
Le taupin, clown doué d'un ressort dans le dos,
Le lucane sournois, mais aimable du reste,
Le charançon, vêtu d'or vert, et le bupreste...
J'oubliais l'hydrophile avec le gribouri.
 
 

lundi, septembre 19, 2011

Une pieuvre pétrifiée

Une belle Agave au bord d'un petit chemin, le dernier chemin au bout du monde? Non, juste un petit chemin paisible où il fait bon flâner, respirer le thym et le serpolet.
"CHEMIN, symbolisme

Dans toute tradition religieuse ou métaphysique, l'image du chemin est un symbole de la quête de l'Être. Il s'agit probablement d'une des images les plus sacrées — ce qu'exprime bien la parole du Christ : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jean XIV, 6). "

Bonne soirée mes si douces Amies.
Ivano

Telle une pieuvre pétrifiée, l'agave tend vers le soleil brûlant ses longues larmes amères, ses épées figées, ses épines séchées. Pourtant elle brûle de vie. C'est son charme, son mystère.

dimanche, septembre 18, 2011

Un petit bouquet de chardons séchés perdus dans les sables encore chauds de septembre.

Bonjour, bonjour mes si chères Amies, bonjour bonjour la si belle vie. Un petit bouquet de chardons séchés perdus dans les sables encore chauds de septembre. Un petit bouquet de sérénité pour Vous.
Mille et un bisous
un zéro zéro un...de l'alpha vers l'oméga et vice versa
Pourquoi compter au delà de mille puisque un vient après disent les rudes prophètes hébreux perdus dans les déserts arides. Mille et un petits chardons sur l'infinité des grains des vastes sables au bord d'une mer calme.
Tous crient:
-nous sommes uniques.
Le vent chaud de septembre passe et s'en moque. Il pousse au loin les poussières des jours. Mille et un recommencements. Ainsi va la création. Existe t-il un début? une fin?
-Un plus mille, dit le vent. Ce un est il unique?
Le chardons séchés ne purent répondre. Ils étaient multitude.
Mille et un bisous
Ivano

Mille et un bisous

Mille et un bisous, mes si douces Amies.
De petites fleurs blanches surprises dans la nuit.
Le bruit inlassable des vagues sous la lune.
je me suis allongé dans le sable des grandes dunes.

La nuit me berçait, j'admirais ces fleurs
je mâchonnais un brin d'herbe le feu dans le cœur.
-Allons m'ont elles dit, c'est la nuit, la grande paix,
oublie donc les agitations des hommes qui disent "jamais".


Mille et un bisous, mes si douces Amies.
Ivano


Remy de GOURMONT (1858-1915)

Le soir


Heure incertaine, heure charmante et triste : les heures

Meurent quand ton parfum, fraîche et dernière fleur,
Épanche sur le monde sa candeur et sa grâce :
La lumière se trouble et s'enfuit dans l'espace,
Un frisson lent descend dans la chair de la terre,
Les arbres sont pareils à des anges en prière.
Oh ! reste, heure dernière ! Restez, fleurs de la vie !
Ouvrez vos beaux yeux bleus déjà presque endormis...