mardi, novembre 22, 2011

Sisteron, la porte entre la Provence et le Dauphiné

Bonsoir mes si chères et si douces Amies. Ah combien ces charmants babillages sur face book me manquent parfois. Ma Copine dans l'Invisible a fait en sorte que je m'éloigne un peu, allez savoir pourquoi, c'est ma Copine capable de traverser les murs, alors autant ...bon, bon, c'est ma Copine, mais...faut que je fasse attention aux mots que j'utilise. Elle a de l'humour mais ...on doit pas toujours avoir le même.
Une vue de Sisteron, la porte entre la Provence et le Dauphiné, une roche médiane qui s'argente à l'Ubac comme disait Paul Arène. Vous savez combien j'aime les promenades avec mon chien le long des rives de la Durance, si peuplées en oiseaux aux grands plumages, aux longs becs, des migrateurs venus de loin.
Ils m'ont fait rire ce jour là. Un vol de splendides hérons aux longs cous, bien gras. ils m'ont fait rire car je me disais, ce sont des descendants des dinosaures. Notre crise de la dette, 2012, l'apocalypse, ils en ont rien à foutre. Leurs ancêtres ont survécu à la grande météorite du golfe du Mexique, 65 millions d'années plus tôt, ils savent survivre et même fort bien vivre le long de cette Durance aux eaux froides.

Bonne soirée mes si superbes Amies. Bises aux survivantes. Bises aux pleines de foi et d'espérance. Bisou à ma Copine dans l'Invisible.
Ivano


Paul ARÈNE (1843-1896)

Mobilier scolaire


L'école était charmante au temps des hannetons,

Quand, par la vitre ouverte aux brises printanières,
Pénétraient, nous parlant d'écoles buissonnières
Et mettant la folie en nos jeunes cerveaux,
Des cris d'oiseaux dans les senteurs des foins nouveaux ;
Alors, pour laid qu'il fût, certes ! il savait nous plaire
Notre cher mobilier si pauvrement scolaire.
A grands coups de canif, travaillant au travers
Du vieux bois poussiéreux et tout rongé des vers,
Nous creusions en tous sens des cavernes suspectes,
Où logeaient, surveillés par nous, des tas d'insectes :
Le noir rhinocéros, qui porte des fardeaux,
Le taupin, clown doué d'un ressort dans le dos,
Le lucane sournois, mais aimable du reste,
Le charançon, vêtu d'or vert, et le bupreste...
J'oubliais l'hydrophile avec le gribouri.
 
 

lundi, septembre 19, 2011

Une pieuvre pétrifiée

Une belle Agave au bord d'un petit chemin, le dernier chemin au bout du monde? Non, juste un petit chemin paisible où il fait bon flâner, respirer le thym et le serpolet.
"CHEMIN, symbolisme

Dans toute tradition religieuse ou métaphysique, l'image du chemin est un symbole de la quête de l'Être. Il s'agit probablement d'une des images les plus sacrées — ce qu'exprime bien la parole du Christ : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jean XIV, 6). "

Bonne soirée mes si douces Amies.
Ivano

Telle une pieuvre pétrifiée, l'agave tend vers le soleil brûlant ses longues larmes amères, ses épées figées, ses épines séchées. Pourtant elle brûle de vie. C'est son charme, son mystère.

dimanche, septembre 18, 2011

Un petit bouquet de chardons séchés perdus dans les sables encore chauds de septembre.

Bonjour, bonjour mes si chères Amies, bonjour bonjour la si belle vie. Un petit bouquet de chardons séchés perdus dans les sables encore chauds de septembre. Un petit bouquet de sérénité pour Vous.
Mille et un bisous
un zéro zéro un...de l'alpha vers l'oméga et vice versa
Pourquoi compter au delà de mille puisque un vient après disent les rudes prophètes hébreux perdus dans les déserts arides. Mille et un petits chardons sur l'infinité des grains des vastes sables au bord d'une mer calme.
Tous crient:
-nous sommes uniques.
Le vent chaud de septembre passe et s'en moque. Il pousse au loin les poussières des jours. Mille et un recommencements. Ainsi va la création. Existe t-il un début? une fin?
-Un plus mille, dit le vent. Ce un est il unique?
Le chardons séchés ne purent répondre. Ils étaient multitude.
Mille et un bisous
Ivano

Mille et un bisous

Mille et un bisous, mes si douces Amies.
De petites fleurs blanches surprises dans la nuit.
Le bruit inlassable des vagues sous la lune.
je me suis allongé dans le sable des grandes dunes.

La nuit me berçait, j'admirais ces fleurs
je mâchonnais un brin d'herbe le feu dans le cœur.
-Allons m'ont elles dit, c'est la nuit, la grande paix,
oublie donc les agitations des hommes qui disent "jamais".


Mille et un bisous, mes si douces Amies.
Ivano


Remy de GOURMONT (1858-1915)

Le soir


Heure incertaine, heure charmante et triste : les heures

Meurent quand ton parfum, fraîche et dernière fleur,
Épanche sur le monde sa candeur et sa grâce :
La lumière se trouble et s'enfuit dans l'espace,
Un frisson lent descend dans la chair de la terre,
Les arbres sont pareils à des anges en prière.
Oh ! reste, heure dernière ! Restez, fleurs de la vie !
Ouvrez vos beaux yeux bleus déjà presque endormis...
 
 

mardi, septembre 06, 2011

Une Croix posée contre un mur...


Le Prophète lève son doigt vers la Croix. Saint jean Baptiste passe pour le dernier Prophète de l'Ancien Testament, pourtant il tient déjà en main une croix, les artistes ne manquent jamais d'inspiration ou d'enthousiasme, c'est amusant. 
J'aime beaucoup la création de Bernar Venet, cette croix qui semble posée contre le mur du fond, de façon un peu désinvolte, comme une croix rangée dans un coin. Le Christianisme est-il devenu cela, une religion dans un coin? Cela fait aussitôt penser à la pierre d'angle, mise de coté et qui au final est la plus importante.

Bonne journée mes douces Amies.
Bonne journée sous les soleils de septembre

Ivano

Le tapis magique de Shéhérazade et des Mille et Une Nuits.


Deux petits chardons bleus essaient de prendre leur envol au dessus d'un carré de verdure. Ils jouent au tapis volant de Shahrzad. Voici, ils ont déjà déployé leurs épines comme des ailes. Souffle mistral rageur, souffle donc, emporte les au loin, emporte les au beau pays des rêves bleus!
Ivano

Soleils de septembre


Bonjour mes si douces Amies, bonjour sous les soleils de septembre, ces soleils qui commencent à baisser sur l'horizon, ces soleils qui chauffent moins les terres, qui tardent à dissiper les fraîcheurs de la nuit.
Bonjour jolie petite rose contre un muret de pierres grises. Tout est calme et silencieux ce matin. Seul un peu de vent agite les grands tilleuls devant ma fenêtre. 
Bonjour la si douce vie. Sénèque disait qu'il fallait considérer chaque jour nouveau comme une nouvelle vie. Oui, c'est bien ainsi qu'il faut apprendre à vivre. 
Bises mes douces. Ce soir peut être gambaderons nous déjà au Paradis, sur les verts champs de la plaine de Phtie.