samedi, juin 04, 2011

Dis, qu'as-tu fait, toi que voilà, De ta jeunesse ? (Paul Verlaine)

Bonjour mes supers Ami(e)s, pour vous souhaiter une bonne fin de semaine, cet agrandissement d'un arc en ciel, comme cela, juste pour avoir un autre "regard". C'est bien tous ces orages qui traversent la France et qui arrosent copieusement bien des sols desséchés. Avec ces alertes sècheresse, nous en avions grand besoin.
Ivano

 
















Bonjour mes si adorables Ami(e)s, un arc en ciel en forme d'arc triomphal au dessus des montagnes du Col de Lus la Croix Haute, un arc en forme de symbole, comme un sourire, un arc de paix et de douceur, un arc entre soleil et pluies. Voyons ce que disent nos poètes de France au sujet de ces signes dans les cieux, laissons nous guider par le plaisir des mots, des visions, des émotions célestes.





Paul VERLAINE (1844-1896)


Le ciel est, par-dessus le toit,
Si bleu, si calme !
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.

La cloche, dans le ciel qu'on voit,
Doucement tinte.
Un oiseau sur l'arbre qu'on voit
Chante sa plainte.

Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là
Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
Vient de la ville.

Qu'as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,
Dis, qu'as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse ?

vendredi, juin 03, 2011

Les délicats freundligeists de ma Copine dans l'Invisible !

http://images.doctissimo.fr/private/photo/3664936366/private-category/ghirardini-p4190014-provence-15120103d8d.jpg Ce matin, juste devant ma porte, une rose rouge à hauteur des yeux...un message de ma Copine dans l'Invisible !












Ce matin j'ai voulu en savoir plus et donc j'ai pris le temps de contempler cette rose.

Regardez, c'est une rose à double cœur.


Pour les Chrétiens:




[:lisamarie06:1]

Pour le plaisir des mots :

* Pierre de RONSARD   (1524-1585)
 
 
Mignonne, allons voir si la rose
 
A Cassandre
 
Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil.
 
Las ! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las ! las ses beautez laissé cheoir !
Ô vrayment marastre Nature,
Puis qu'une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !
 
Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que vostre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez vostre jeunesse :
Comme à ceste fleur la vieillesse
Fera ternir vostre beauté.
 [:angel18231:1]



lundi, mai 02, 2011

Les tulipes du Pays de Lure, Alpes de Haute Provence, comme des tableaux de Mondrian.

Un spectacle étonnant, un spectacle rassurant, celui de la floraison des tulipes au pied de la si belle montagne de Lure dans les Alpes de Hautes de Provence, ces hautes terres en couleurs, ces hautes terres dans le ciel. Quoi de mieux que ce petit poème de Victor Hugo pour décrire le coté rassurant de la contemplation de la nature. J'espère que ce petit voyage dans les couleurs plaira à vos âmes, qu'il sera comme un sourire pour illuminer cet instant.
Ivano

(C Photographies) Ivano Ghirardini, Les tulipes du Pays de Lure, Alpes de Haute Provence, Avril 2011
  • Victor HUGO   (1802-1885)
Spectacle rassurant

(C Photographies) Ivano Ghirardini, Les tulipes du Pays de Lure, Alpes de Haute Provence, Avril 2011

Tout est lumière, tout est joie,
L'araignée au pied diligent
Attache aux tulipes de soie
Ses rondes dentelles d'argent.

(C Photographies) Ivano Ghirardini, Les tulipes du Pays de Lure, Alpes de Haute Provence, Avril 2011

La frissonnante libellule
Mire les globes de ses yeux
Dans l'étang splendide où pullule
Tout un monde mystérieux !

(C Photographies) Ivano Ghirardini, Les tulipes du Pays de Lure, Alpes de Haute Provence, Avril 2011


La rose semble, rajeunie,
S'accoupler au bouton vermeil ;
L'oiseau chante plein d'harmonie
Dans les rameaux pleins de soleil.

(C Photographies) Ivano Ghirardini, Les tulipes du Pays de Lure, Alpes de Haute Provence, Avril 2011


Sa voix bénit le Dieu de l'âme
Qui, toujours visible au coeur pur,
Fait l'aube, paupière de flamme,
Pour le ciel, prunelle d'azur !

(C Photographies) Ivano Ghirardini, Les tulipes du Pays de Lure, Alpes de Haute Provence, Avril 2011


Sous les bois, où tout bruit s'émousse,
Le faon craintif joue en rêvant ;
Dans les verts écrins de la mousse
Luit le scarabée, or vivant.

(C Photographies) Ivano Ghirardini, Les tulipes du Pays de Lure, Alpes de Haute Provence, Avril 2011


La lune au jour est tiède et pâle
Comme un joyeux convalescent ;
Tendre, elle ouvre ses yeux d'opale
D'où la douceur du ciel descend !

(C Photographies) Ivano Ghirardini, Les tulipes du Pays de Lure, Alpes de Haute Provence, Avril 2011


La giroflée avec l'abeille
Folâtre en baisant le vieux mur ;
Le chaud sillon gaîment s'éveille,
Remué par le germe obscur.

(C Photographies) Ivano Ghirardini, Les tulipes du Pays de Lure, Alpes de Haute Provence, Avril 2011


Tout vit, et se pose avec grâce,
Le rayon sur le seuil ouvert,
L'ombre qui fuit sur l'eau qui passe,
Le ciel bleu sur le coteau vert !

(C Photographies) Ivano Ghirardini, Les tulipes du Pays de Lure, Alpes de Haute Provence, Avril 2011


La plaine brille, heureuse et pure ;
Le bois jase ; l'herbe fleurit.
- Homme ! ne crains rien ! la nature
Sait le grand secret, et sourit.

(C Photographies) Ivano Ghirardini, Les tulipes du Pays de Lure, Alpes de Haute Provence, Avril 2011


- Homme ! ne crains rien ! la nature
Sait le grand secret, et sourit.
Victor Hugo, Un spectacle rassurant !

En fait il existe comme un paradoxe, je me demande si ces champs de tulipes sont si rassurants que cela. A trop organiser, exploiter, coloniser les espaces, on peut se demander si ce n'est pas inquiétant, au contraire. Bonne journée à Vous. Ivano

 

vendredi, avril 15, 2011

J'adore les idées de ma Copine dans l'Invisible !

Un petit bouquet de lilas pour vous souhaiter une très bonne fin de semaine. Reposez vous bien, profitez du soleil joyeux. Ouaouh j'adore les idées de ma Copine dans l'Invisible ! Je trouve génial ce qu'Elle m'a demandé de faire avec cette page facebook, photo après photo, commentaire après commentaire, je sens les effets, c'est même extraordinaire et c'est ravissement. Je sais lorsque je lis vos commentaires que vous ressentez cela aussi. C'est vraiment une chose incroyable que ces connections vibrations à distance, c'est physique, je veux dire par là qu'il est possible de ressentir cela dans son corps et pas seulement en esprit. Cela me laisse penser que pour vivre vraiment, il faut se connecter, oui mais sur qui, sur quoi? Il suffit de faire le vide en soi et Elle est là, la grande, l'immense source de Vie. En boire ne serait-ce qu'une goutte , c'est ne plus jamais avoir soif. C'est magique !
Bises mes puces adorées.
Plein de soleil sur vos âmes.
Ivano

Les hommes sont comme les plantes, ils sont sous influence. Le printemps précoce des fleurs et les révolutions arabes, il semble qu'il existe des liens. Qu'en était-il en 1968, en 1848...?

Bonjour, buongiorno, hola, hej, שלום, مرحبا

Sous un berceau, tranquillement assis,
Où le lilas flotte et pend sur ma tête,
Je sens couler mes pensers rafraîchis
Dans les parfums que la nature apprête.
Des bois dont l'ombre, en ces prés blanchissants,
Avec lenteur se dessine et repose,
Deux rossignols, jaloux de leurs accents,
Vont tour à tour réveiller le printemps
Qui sommeillait sous ces touffes de rose.
 



François-René de CHATEAUBRIAND (1768-1848)

mercredi, avril 13, 2011

Je suis fou des tulipes du Pays de Lure...

Une photo amusante, un champ de tulipes dans les Alpes de Haute Provence. En fond, le village de Lurs et la Montagne de Lure. Totalement irréel à contempler dans la réalité, mais joli et reposant pour les yeux, excitant pour l'imagination. C'est fou ce que peuvent faire les hommes. Cela n'existe que par le travail des hommes. Cette photo nous interpelle, semble nous dire quelque chose. Non, non, ce n'est pas un montage, ces champs de tulipes existent bel et bien. Ils m'ont fait rire. Je pense qu'ils auraient du plaire à Dali...
-je suis fou des tulipes du Pays de Lure...
Je blague, je blague, les puces.
La Tulipe changeante, étale sa peinture
Excellente journée à Vous.
Ivano



* Georges de SCUDÉRY (1601-1667)

Le printemps

Enfin la belle Aurore, a tant versé de pleurs,
Que l'aimable Printemps nous fait revoir ses charmes ;
Il peint en sa faveur, les herbes et les fleurs,
Et tout ce riche Émail, est l'effet de ses larmes.

Cibèle que l'Hiver accablait de douleurs,
Et qui souffrait des vents les insolents vacarmes ;
Mêle parmi ses Tours, les plus vives couleurs,
Et triomphe à la fin par ces brillantes Armes.

Les Roses et les Lis, d'un merveilleux éclat,
Confondent la blancheur, au beau lustre incarnat ;
La Tulipe changeante, étale sa peinture :

Le Narcisse agréable, à l'Anémone est joint ;
Bref, tout se rajeunit ; tout change en la Nature ;
Mais superbe Philis, mon sort ne change point.
 

dimanche, avril 10, 2011

Le grand spleen ! feu, feu !

Bonjour, bonjour...sommes nous déjà au Paradis? Est-ce le chant mélodieux des Anges sous ma fenêtre ou bien quelque rossignol égaré qui me gratifie de son concert? Je ne sais, je ne sais plus où je suis, je ne sais plus ce que je croyais savoir, tout se dilue, c'est le grand spleen de l'aube nouvelle. Oui, j'entends bien les trompettes des Anges:
-Voici, le Royaume des Cieux, Il vient !
Oui, c'est cela que chantent ces trompettes divines dans l'air pur du matin. Les petits oiseaux ne font que reprendre les refrains. C'est la grande joie, l'immense paix, le jour béni, le jour des "miracles", le grand jour de toutes les magies.

Puisse mes mots vous faire rire et puisse un merveilleux sourire glisser sur vos lèvres. Bonjour, bonjour! Une petit essai d'aquarelle informatique avec les iris jaunes. J'adore vous offrir des fleurs le matin. Bises. Excellente journée à Vous dans le grand nirvana, le grand spleen de l'âme en feu !
Ivano

Comme un vol criard d'oiseaux en émoi,
Tous mes souvenirs s'abattent sur moi,
S'abattent parmi le feuillage jaune
De mon coeur mirant son tronc plié d'aune
Au tain violet de l'eau des Regrets
Qui mélancoliquement coule auprès,
S'abattent, et puis la rumeur mauvaise
Qu'une brise moite en montant apaise,
S'éteint par degrés dans l'arbre, si bien
Qu'au bout d'un instant on n'entend plus rien,
Plus rien que la voix célébrant l'Absente,
Plus rien que la voix - ô si languissante ! -
De l'oiseau que fut mon Premier Amour,
Et qui chante encor comme au premier jour ;
Et dans la splendeur triste d'une lune
Se levant blafarde et solennelle, une
Nuit mélancolique et lourde d'été,
Pleine de silence et d'obscurité,
Berce sur l'azur qu'un vent doux effleure
L'arbre qui frissonne et l'oiseau qui pleure.


VERLAINE : Le Rossignol (Poèmes saturniens/paysages tristes VII 1865) 
http://verlaineexplique.free.fr/poemesat/rossignol.html

C'est juste pour voir le contraste, boudiou que Verlaine est triste dans son poème...Pourtant on retrouve le même contraste dans la photo, entre le gris triste du mur et le jaune solaire de l'iris...je sens un lien, je cherche les mots...

mercredi, mars 09, 2011

Le désert et le pays aride se réjouiront


Heu...obligé,  sans quoi ma Copine dans l'Invisible...Elle pas contente.
Je blague, je blague. Ce sont des fleurs de mon jardin. Vous avez remarqué ce temps surprenant cet hiver.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Crocus
Oui mais quel crocus exactement?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Lavatoggio-Crocus_corsicus.jpg

Cantique des Cantiques 2.1 ainsi: "Je suis un crocus de la Plaine, un lotus des Vallées."

"Le désert et le pays aride se réjouiront; la solitude s'égaiera, et fleurira comme un crocus." (Isaïe 35.1)

Il s'agit de fleurs de crocus Pickwick sur la photo. Floraison en mars.


Superbe !

‎"La résurrection annuelle des plantes bulbeuses symboliserait pour les minoens le pouvoir de la Déesse-Mère de régénérer périodiquement la végétation en même temps que la vie latente des morts, et leurs espérances de revenir sur terre. Par conséquent, le crocus aidait les hommes à communiquer avec leurs parents disparus. On disait aussi jadis que le safran apportait la gaieté. Pour les Orientaux, il est symbole de sagesse."